[CRITIQUE/TEST] Assassin’s Creed Unity

8 Décembre 2014 , Rédigé par Otakus'(no)Life Publié dans #Critique

Le voilà, tout beau, tout neuf, le nouvel Assassin’s Creed Unity développé par un studio peu connu : Ubisoft. Blague à part le développeur français joue cette année coup double entre Rogue et Unity. Ce dernier uniquement jouable sur next-gen promettait de nous en mettre plein les mirettes et nous l’avons testé pour vous.

Une fois le disque dans la console, on remarque que l’installation se fait en quelques secondes là où certains jeux peuvent mettre plusieurs minutes. Pour ce qui est du menu du jeu, pas de révolution, cela reste dans la veine des précédents opus, simple et efficace. Une fois la partie amorcée, on va se frotter au premier problème récurrent de ce jeu : le temps de chargement, en effet au lancement du jeu mais aussi quand il vous arrivera de mourir, vous rencontrerez des chargements très long accentués par le simple fait que l’écran face à vous sera noir à contrario des anciens opus dans lesquels on pouvait tout de même faire gambader notre personnage dans un environnement vide le temps que ça charge.

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♫ Allons enfants de la patrie ♪

La Révolution, le tournant de l’Histoire Française dans un Paris déchiré où nous incarnons le jeune et non moins charismatique Arno Dorian. C’est ce qui était annoncé mais ce n’est pas tout à fait le cas. Le jeu débute avec un prologue qui permet aux nouveaux joueurs de s’initier au gameplay mais aussi aux habitués de réviser leurs gammes. Il nous apprend aussi la jeunesse du protagoniste et met en place le scénario en nous révélant les éléments déclencheurs de sa soif de vengeance et de justice. Or quand nous nous retrouvons libres de nos mouvements, on se retrouve en 1791, ce qui fait que la Révolution est quelque peu passée. Un poil dommage puisqu’on ne vivra le moment fort de l’Histoire que de l’intérieur de la Bastille. Bien évidemment, Arno rejoindra les Assassins – mais ça je pense que vous vous en doutiez – pour accomplir son but à travers diverses missions. Missions qui sont somme toutes classiques pour la série puisqu’il s’agira principalement d’assassinats, d’infiltrations et de filatures.

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Elles sont accompagnées par deux nouveautés qui sont les missions d’enquêtes où il s’agira de trouver des indices et d’interroger des suspects pour mettre la main sur un meurtrier ayant commis un crime, mais aussi et bien sûr par les tant attendues missions en coopération. En revanche pas de changements réels pour les quêtes annexes puisqu’il s’agira de missions classiques telles que sauver des citoyens ou encore éliminer des bastions de soldats. Le scénario reste donc assez simple mais efficace. Durant notre périple nous croiserons un certain nombre de personnage connus dans l’Histoire Française qui nous guiderons dans notre quête. Un peu déçu tout de même par l’histoire du jeu qui, pour mon avis, se déroule un peu trop en marge de l’évènement fort du jeu, la Révolution.

Pour ce qui est de la durée de vie du jeu comptez environ 15 heures pour venir à bout de l’intrigue principale.

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Paris, ville lumière

Après le prologue, et comme dit plus haut, nous voilà enfin libre de nos mouvements dans la capitale. Et quelle ville ! En effet on se balade dans une ville à la grandeur conséquente divisée par la multitude de quartiers parisiens que nous devrons découvrir. Qui plus est des quartiers qui sont très bien modélisés et représentatifs de l’activité et des gens qui s’y trouvent. De plus la volonté d’Ubisoft de créer une véritable foule rend la ville plus réaliste et plus vivante que jamais, on croisera aussi bien des civils en colère demandant réparation comme des personnes mal intentionnées essayant de faire régner leur loi. Le simple fait de déboucher d’une petite rue sur une place assiégée par le peuple est aussi beau que jouissif.

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Il est aussi tout simplement plaisant de traverser cette ville si diverse de quartier en quartier. L’ambiance sonore est aussi présente, il vous sera banal d’entendre des gens s’invectiver ou encore des coups de feu venus de nulle part pour un règlement de compte.

Vous vous souvenez surement de la (petite) polémique qu’Ubisoft a créée quand ils ont annoncés que le jeu ne tournerait qu’en 900p et 30 fps ? Et bien malgré cela le jeu est beau, il n’a pas des graphismes à couper le souffle mais les textures sont jolies, le patchwork de couleurs fonctionne très bien et les jeux de lumières sont plutôt bien retranscrits. Quant aux monuments que dire du travail d’Ubisoft à part que ces derniers sont impressionnants de réalisme, tout comme les intérieurs de maisons, plus présent dans cet épisode, qui se pare de dorures et de fines textures très jolies à regarder.

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Il y a pour ma part un petit bémol, c’est peut être aussi moi qui chipote mais la transition entre extérieur/intérieur en terme de luminosité est à mon avis trop lente ce qui nous oblige à ralentir notre course pour évaluer notre environnement et cela coupe la fluidité du gameplay. Il m’est aussi arrivé de rencontrer du clipping de texture de temps à autre sur le jeu. Cela principalement au démarrage du jeu ou durant certaines courses poursuites, rien de bien méchant me direz-vous. Pour finir sur un point positif au niveau des graphismes, les cinématiques sont plutôt bien réussies avec des visages bien modélisés et enfin des cheveux soigneusement détaillés et non plus de textures plates sans relief sur la tête.

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Aux armes citoyens !

Pour ce qui est du gameplay, les développeurs ont revu quelques aspects, pour ce qui est de mon avis, il y a du bon et du moins bon. Commençons par l’élément phare de la série : le parkour. Ce dernier a gagné en fluidité en fin d’escalade avec l’intégration de certains mouvements assez jolis qui raviront probablement certains joueurs. Ils ont aussi ajouté une combinaison de touche pour esquiver certains objets en faisant une glissade par-dessus ou par-dessous s’il y a de la place, un bon point pour fluidifier une fuite ou une course. Mais certains points de ce parkour m’apparaissent presque grotesques. Notre cher Arno n’aura pas de mal à se projeter, à la simple force de ses bras, à deux mètres (si ce n’est plus) au-dessus de lui. Le simple fait de vouloir sauter d’un mur à celui qui se trouve derrière soi sera une réelle mission, puisqu’il faudra lâcher tous les contrôles pour appuyer sur deux touches bien en simultané pour exécuter l’action, sympa pour la fluidité.

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Le fait d’avoir mis la course et l’escalade des petits objets sur la même touche est totalement absurde, quand vous courez dans les rues c’est quasiment un calvaire puisque votre personnage ira grimper au moindre mur qu’il croisera alors que vous vouliez juste éviter un groupe de civils.

Là où j’ai été le plus agréablement surpris, c’est pour les combats. En effet, ils sont redevenus plus complexes que les précédents opus où il suffisait d’attendre que son ennemi attaque pour le contre attaquer mortellement. Dans Unity, on retrouve des phases de combat plus dures où le surnombre de l’ennemi est un réel danger pour nous et où la moindre erreur peut être fatale. Car eux aussi peuvent nous asséner des coups mortels même s’il nous reste la moitié de la vie, et ça c’est bon puisque cela nous oblige à rester aux aguets. Malgré cela l’intelligence artificielle laisse quelque peu à désirer, on se retrouve souvent face à des gardes assez myopes. Un point positif à noter est pour les missions d’infiltration durant lesquelles nous pouvons désormais nous cacher derrière des objets chose impossible avant, surtout quand l’infiltration est quasiment une nécessité.

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Un autre point qu’on peut indirectement implanter au gameplay est la personnalisation du personnage. Cette dernière est plutôt réussie au vu du nombre de possibilités. En effet que ce soit pour les armes ou les habits nous avons face à nous un large choix pour combler nos envies, tantôt que vous désirez jouer à la simple épée ou encore à l’arme à deux mains. Les développeurs ont fait un réel travail dessus, nous proposant des armes et des habits d’époque. Cet aspect du jeu se relie au gameplay par le fait que chaque objet à des forces et des faiblesses, il est donc primordiale de bien choisir son équipement selon la façon dont vous désirez jouer. Un bon point à comparer des opus précédents qui était assez maigres de ce côté là. Il y a aussi la présence des compétences qui vous permettront d’améliorer votre personnage. Ce qui est dommage, c’est que certaines de ces capacités étaient de base pour les personnages des précédents jeux de la série.

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A deux c’est mieux

Tête de gondole du marketing d’Ubisoft les missions coop sont très sympas à jouer. En effet rien que le fait de pouvoir arpenter la ville avec des amis est plutôt sympathique. Les missions s’intègrent bien à l’histoire et l’atmosphère révolutionnaire du jeu. La coordination est bien sûr un point important dans les missions puisque plusieurs actions seront demandées afin de la mener à bien. Le Club des Assassins est aussi une bonne pioche puisqu’à termes il permettra aux Club de s’affronter entre eux.

En somme ces missions coop sont une bonne idée qui apporte un vent de fraîcheur dans l’expérience solo sans pour autant marquer l’expérience de jeu, un brin dommage.

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Conclusion : Cet Assassin’s Creed Unity est un bon jeu, en dépit de quelques faiblesses et erreurs assez gênantes, il nous offre une expérience de jeu très intéressante. Que dire de Paris qui est vraiment sublime, oscillante entre pauvreté et richesse, il est tellement bon de l’arpenter. La foule y est un vrai plus rendant la ville encore plus vivante. Le fait de se retrouver dans un milieu uniquement urbain renoue vraiment avec les premiers opus si excellents. Mais tout cela est gâché par des erreurs trop flagrantes, au niveau du gameplay mais aussi graphique. Ce jeu plaira à un large public même si chez certains il pourra probablement laisser un goût amer. Il avait tout pour être une référence de la génération next-gen mais ses défauts le rattrape pour faire de lui qu’un « bon » jeu.

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