[CRITIQUE/TEST] The Witcher 3 : Wild Hunt

25 Août 2015 , Rédigé par Otakus'(no)Life Publié dans #Critique

[CRITIQUE/TEST] The Witcher 3 : Wild Hunt

Le 19 mai 2015 est apparu « The Witcher 3 : Wild Hunt », attendu par plus d’un million de précommandes. Il s’agit là d’un RPG solo colossal en monde ouvert, richissime en aventures et en détails, développé par un ambitieux studio polonais, CD Projekt Red. On y incarne Geralt de Riv, un sorceleur au cœur tendre et aux cheveux gris dont les nombreuses aventures s’inspirent directement des romans d’Andrzej Sapkowski, écrivain polonais d’histoires fantastiques et de fantasy.

D’après Marcin Iwinski, le co-fondateur de CD Projekt et créateur de la série, « l’œuvre The Witcher est comparable aux œuvres de Tolkien pour les britanniques.»

Cet épisode vient clore la trilogie du Sorceleur dont le 1er épisode était sorti sur les générations précédentes en 2007.

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Geralt de Riv, ce personnage charismatique n’est pas un humain, mais un sorceleur finalement assez romantique. Malgré l’immensité de son décor, vous le contrôlerez à pied, à cheval ou en bateau, dans un univers moyenâgeux majestueusement réalisé, ravagé par la guerre et les monstres en tous genres, dans les airs, sur terre ou dans l’eau. Vous aurez heureusement la possibilité de rejoindre certains points de la carte déjà explorés via des pancartes servant de « portails » de transport.

L’histoire ressemble à un grand livre animé, avec ses complots, ses trahisons, ses romances… Geralt est d’ailleurs un grand séducteur dont le charme ravageur ne laissera pas indifférentes les femmes de ce monde. 16 heures de motion capture ont d’ailleurs été nécessaires pour capturer les différentes scènes de sexe dans The Witcher 3. La scène de la Licorne est tout simplement mémorable.

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Le nombre de PNJ présents sur la carte est tout simplement impressionnant. Vous pourrez discuter avec certains, ou simplement en écouter d’autres raconter leurs vies. De nombreux animaux (chats, oies, cochons…) viennent également peupler le monde de façon abondante, mais réaliste, et permettent de récolter de la nourriture pour vous soigner.

La modélisation des objets et des décors est tout à fait remarquable dans son ensemble. La qualité et la fluidité de leurs mouvements, la diversité de leurs visages et de leurs actions dans le jeu en font un véritable chef d’œuvre graphique moderne.

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Hélas on a parfois l’impression que la PS4 n’a pas toujours bien exploitée et le jeu souffre un peu d’aliasing, mais vous le lui pardonnerez largement tant le rendu global est époustouflant. La version PC permet paraît-il un meilleur rendu, mais comme pour tous les jeux me direz-vous, question de matériel, et vous ne serez pas déçu du voyage, même sur console !

En fait, on se rend vite compte que chaque fois qu’il s’agit de décrire The Witcher, le mot GIGANTESQUE revient sans cesse.

La carte elle, est massive. De l’archipel de Skellige aux Terres désolées de Velen en passant par Blanchefleur, il n’y a pas vraiment pas de quoi s’ennuyer dans cette épopée.

[CRITIQUE/TEST] The Witcher 3 : Wild Hunt
[CRITIQUE/TEST] The Witcher 3 : Wild Hunt[CRITIQUE/TEST] The Witcher 3 : Wild Hunt

Des chiffres comparant des récents jeux en monde ouverts, déjà très grands viennent confirmer mes propos :

136km² pour The Witcher 3, quand GTA 5 compte 81km² et Skyrim 39km², simplement le monde virtuel le plus grand jamais réalisé. Et pourtant l’immensité ne gâche en rien le détail.

Votre aventure ne vous emmènera pas dans si un grand univers sans un nombre impressionnant d’objectifs principaux et secondaires à réaliser.

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En plus des combats à la difficulté progressive, vous y apprendrez à jouer au jeu de Gwynt avec différents adversaires, un jeu de cartes très répandu dans les différentes contrées. Pour progresser dans votre expérience au Gwynt, il vous faudra gagner certaines cartes, ou vous en procurer auprès des marchands des différentes régions.

Vous vous plairez à y découvrir des châteaux, des plaines et des grottes dans lesquels des bandits, et des monstres, répugnants à souhait viendront vous barrer votre route. Parfois vous aurez le choix de les aider à se libérer de la malédiction qui leur a jeté, mais la plupart du temps il faudra tout simplement vous en débarrasser.

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Votre progression dans le jeu permettra d’améliorer sans cesse l’expérience de votre personnage grâce aux combats remportés à l’aide d’une de vos deux épées, avec votre arbalète, des bombes ou bien même avec les pouvoirs magiques de Geralt et autres objets que je m’empêcherai de vous révéler pour ne pas tout vous dévoiler non plus…

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Mais l’évolution de votre héros ne s’arrête pas là. Vous récolterez des objets et des armes sur les dépouilles de vos ennemis, et des plantes dans les différentes régions. Grâce à cela, vous pourrez construire de nouveaux objets, soit par les mains de Geralt, tandis que d’autres vous demanderont de consulter différents marchands pour les construire.

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Vous pourrez également développer ses pouvoirs et ses compétences physiques selon vos choix et vos trouvailles.

Différentes tenues vous seront proposés au fil du jeu, aux caractéristiques différentes. Vos armures et armes s’useront à force de découpage de monstres, mais vous pourrez heureusement les réparer, et même les améliorer.

Soucieux du réalisme, CD Projekt Red a introduit un cycle jour/nuit et une météo variable afin de varier les expériences visuelles et pour vous en mettre sans cesse plein les mirettes.

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Ce jeu possède une véritable encyclopédie de son univers. A travers les menus vous pourrez en apprendre plus sur les personnages et les monstres qui vous entourent, ainsi que certains précieux conseils.

Pour les férus de lecture, des dizaines de parchemins et autres lectures vous attendent pour découvrir les entrailles de The Witcher.

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Alors même que l’objectif primaire de Geralt étant de retrouver Ciri, sa « fille adoptive » qu’il a élevé avec Yennefer, sa dulcinée ; vous pourrez incarner le personnage de Ciri lors de brefs interludes parsemés à travers le jeu. Celle-ci possède des armes et pouvoirs différents de Geralt, mais également un gameplay différent, plus dynamique qu’avec Geralt. On regretterait presque de ne pas l’avoir plus en main, mais les DLC nous proposeront peut-être quelques surprises…

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Toute cette richesse nous amène à finalement parler de la durée de vie de ce colosse.

La véritable longueur de leur jeu, CD Projekt Red a décidé de la mesurer en faisant appel à des speedrunners afin de terminer leur jeu le plus vite possible, 25 heures ont été nécessaires en passant toutes les (très nombreuses) cinématiques. Ainsi, une centaine d’heures est nécessaire pour le commun des mortels souhaitant profiter du jeu dans son intégralité.

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Pour les joueurs ayant terminé le jeu, le dernier des 16 DLC gratuits permet aux joueurs assidus de refaire le jeu dans le mode New Game + en reprenant depuis le niveau 30, ou plus si votre héros était plus expérimenté. Cela permettra de découvrir le jeu sous un nouvel aspect, en ayant la possibilité de faire différents choix de dialogue, et ainsi modifier le cours du jeu.

Deux extensions payantes sont  donc prévues et proposent d’ajouter pas moins de 30h de jeu à l’histoire de The Witcher 3, soit la durée de vie de The Witcher 2 d’après les développeurs.

La 1ère « Hearts of Stone » sortira le 13 octobre 2015 au prix de 19,99€ et ajoutera entre autres un système de runes qui devrait modifier les mécaniques du jeu. La deuxième extension programmée s’intitulera « Blood and wine ».

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Conclusion : Attendu de pied ferme par les joueurs, The Witcher 3 est un monstre du jeu vidéo, et a de quoi satisfaire même les plus exigeants. Beau, addictif, génial, cet épisode plus que jamais fidèle à l’univers d’Andrezj Spakwoski, vient compléter à merveille une trilogie prolongeant l’histoire des romans de cet auteur. Préparez-vous à vivre une quête hors du commun, et un scénario captivant riche en rebondissements.

Par ses choix lors des dialogues, l’immersion du joueur est totale, et les cinématiques sont splendides et vous aurez l’impression de vivre un jeu, comme dans un film, ou plutôt une longue série tout en incarnant son héros.

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Les plus :

  • Un univers titanesque
  • Une histoire passionnante
  • L’abondance de cinématiques
  • Une durée de vie légendaire (et exemplaire)
  • Le choix des réponses lors des dialogues
  • Le suivi du jeu par les développeurs

Les moins :

  • Le downgrade subi depuis les premières images
  • Une maniabilité parfois pénible
  • La pénibilité de l’inventaire
  • La surabondance de cinématiques…

 

Ma note : 17/20

 

Test realisé par @LabzafGaming sur une version PS4.

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