Partager l'article ! [COMPTE-RENDU] Rencontre avec Hironobu Sakaguchi à la Fnac des Ternes: Salut à tous, Aujourd'hui je vous propose un ...
Salut à tous,
Aujourd'hui je vous propose un compte-rendu complet de la rencontre avec Hironobu Sakaguchi qui à eu lieu le 23 février à la Fnac des Ternes.
J'espère que cet article vous plaira, bonne lecture :)
Après un chaleureux accueil en mode standing ovation du public lors de l'arrivée d'Hironobu Sakaguchi, on nous met tout de suite dans l'ambiance avec un trailer de The Last Story mais attention ce n'est pas n'importe quel trailer, il a été dirigé par Sakaguchi san lui même !
Voici le trailer en question :
Julien.C : Vous venez régulièrement à Paris, vous aimez la France, pourquoi venez vous en France ?
Sakaguchi san : Je viens très régulièrement à Paris, tous les ans même avec ma famille, je ne viens pas qu'a Paris je fais aussi un tour d'Europe mais je ne fais pas tous ces voyages pour faire des reportages. Après c'est vrai que l'Europe est représenté par la ville de Lazulis dans The Last Story.
Julien.C : Comment s'est passé le début de votre carrière, que vous avez débuté chez Squaresoft, pouvez vous nous raconter vos premier pas dans
l'univers du jeux vidéo ?
Sakaguchi san : Cela remonte maintenant à 25 ans, mes premiers début chez Squaresoft c'était sur PC, mon premier jeux s'appelait Death Trap et puis à partir de la j'ai fait un certains nombre
de jeux sur PC qu'on pas forcément très bien marcher, on s'est lancé sur Famicom et ma première oeuvre sur cette console c'était King's Knight et honnêtement je peux le dire aujourd'hui c'était
vraiment pas bon et depuis je me suis dit je n'ai aucun don pour faire des jeux donc je vais faire une dernière tentative, on sait jamais et puis si ça se plante j'arrêterais et c'est à partir
de là que le nom de Final Fantasy est né, vous connaissez sûrement cette anecdote. Aujourd'hui ça fait 25 ans que je perdure donc finalement ça a bien marché.
Julien.C : Avant cette dernière tentative, Final Fantasy, il y a eu une collaboration avec Nintendo comme aujourd'hui avec The Last Story mais la toute
première était un peu particulière, pouvez vous nous parler du concept de ce jeu un peu étrange ?
Sakaguchi san : Alors effectivement j'ai travaillé sur un jeu qui a été édité par Nintendo à l'époque où j'étais encore chez Square, ce jeu je ne pense pas que beaucoup de gens le connaisse
parmi vous il s'appelle Nakayama Miho no Tokimeki High School, donc c'est un jeu d'aventure mais qui avait une originalité c'était que pendant l'aventure il y avait des
numéro de téléphone qui apparaissaient à l'écran et quand on appelait ce numéro de téléphone on avait la voix de l'actrice qui s'appelle Nakayama Miho, actrice très belle et connu au Japon et elle vous donnait des informations et des indices pour poursuivre
l'aventure donc c'était un concept original et il faut savoir qu'aujourd'hui Nakayama Miho habite à Paris et à l'époque de Square tous les cadres de Square ont pu dîner avec elle ou la
rencontré et moi qui était producteur je ne l'ai même pas rencontré une fois et suis vraiment dégoûté...
Julien.C : Cela va peut-être se produire ce soir.
Sakaguchi san : Si elle est là, qu’elle se montre ! (rires)
Julien.C : Où es-tu ?
(rires)
Julien.C : Alors justement à cette l'époque chez Nintendo il y avait un personnage hautement charismatique, c'était le président de Nintendo
Yamauchi san et peut être que vous ne le savez pas mais il impressionnait beaucoup les membres de Nintendo et autre et je crois que Sakaguchi san l'avait rencontré dans des conditions un peu
particulière, pouvez vous nous en dire plus ?
Sakakuchi san : Alors Yamauchi ce n'est plus un secret pour personne c'était quelqu'un de très impressionnant, avec un charisme hallucinant et je me souvient à l'époque où l'on développaient
Nakayama Miho no Tokimeki High School pendant les dernier mois du développement je suis retrouvé à Kyoto dans le head quarter de Nintendo et mon studio se trouvait au
premier étage là ou se trouvait aussi le bureau de Yamauchi san et je n'avais pas compris tout de suite mais il y avait des toilettes à cet étage que personne ne voulait jamais utiliser car
j'ai finalement compris plus tard que c'était ceux qu'utilisait le président Yamauchi et il faisait tellement peur que tout le monde voulait éviter de se retrouver à coté de lui en train
de faire pipi donc tout le monde allait au étage supérieur et moi une fois je me suis retrouvé à faire pipi à coté de Yamauchi san, c'est très impressionnant et je n'ai jamais eu aussi peur de
ma vie !
Julien.C : Alors on a va parler des grand jeu qui ont façonné la légende de Sakaguchi san : Final Fantasy, Lost Odyssey, The Last Story aujourd'hui et il y
a toujours une petite connotation de dernière fois de dernier espoir dans le titre de vos jeux, pourquoi retrouve t-on cette détermination ?
Sakaguchi san : Ma fille m'a fait la même réflexion, elle m'a dit entre Final Fantasy, Lost Odyssey, The Last Story «pourquoi tu n'es pas capable de trouvé
d'autres noms que ça ?» et ça m'a un peu choqué qu'elle me dise ça de cette façon donc oui pour mon prochain jeu je ferais autre chose.
Julien.C : Justement The Last Story c'est le jeu qui nous rassemble lors de cet évènement mais c'est un jeu qui a connu un développement plus
complexe qu'on l'imagine, il y a eu beaucoup d'évolution et il est même possible que le jeu est complètement changé en cours de route.
Sakaguchi san : Au début du développement de The Last Story j'avais un projet de scénario totalement différent qui était plus tourné vers la science fiction, l'histoire parlait d'une jeune
femme aveugle et puis le héros devait la protéger et il avait même une scène dans laquelle ils pleuraient ensemble, ils pleuraient des larmes de sang donc c'était quelque chose d'assez
hard, d'assez sombre dans le concept et puis en discutant avec Atano un staff de Nintendo on en est venu à la conclusion qu'ils fallait proposer quelques chose d'un peu plus humain, chaleureux
qui correspond mieux à l'image de Nintendo et ensuite il est devenu le Last Story d'aujourd'hui.
Julien.C : Est-ce que vous voulez être les premiers dans le monde de découvrir à quoi ça ressemblait avant et comment ça s’appelait avant ?
Public : Ouais !!!
Sakaguchi san : Nintendo va pas me passer un savon, c'est bon ? (rires)
Julien.C : C'est pas moi en tout cas ça va être une exclusivité mondiale !
Je vous laisse donc découvrir les artwork en question ainsi que la description faites par Sakaguchi san :
Voici un concept art de
la scène dont je parlait toute à l'heure, une scène assez émouvante où la jeune femme aveugle pleure des larmes de sang. Moi j'aimais bien ça ! Au début le jeu s'appelait Last Word et son nom
de code était LW.
Alors ça c'est un concept
art au début du développement, comme vous pouvez le voir c'est un univers très différent du Last Story d'aujourd'hui, c'est un univers très science fiction avec des faisceaux qui volent dans
les airs qui sont assez robotiques et les personnages avec de longs manteau de longues capes au second plan eux aussi sont des personnages qu'on ne retrouve pas forcément dans le jeu final.
Julien.C : Sur The Last Story il y a un point très important à titre personnel pour Sakaguchi san, c'est que depuis 18 ans,
depuis Final Fantasy V il n'avait pas eu officiellement le titre de directeur, celui qui véritablement conçoit les différents rouages du jeu, qu'es ce que cela signifie pour vous cette
implication totale dans l'ensemble des secteurs du jeu ?
Sakaguchi san : Comme tu disait c'est depuis Final Fantasy V, cela fait maintenant 18 ans, après ce qu'il faut préciser c'est que même après FinaL Fantasy VI j'étais crédité en tant que
producteur mais à cette époque la nuance entre un directeur et un producteur était très mince, donc de ce fait j'avais pratiquement le rôle de directeur dans les oeuvres suivantes. Aujourd'hui
cela à certes un peu changé dans les productions actuelles mais pour The Last Story ont a eu 1 an de test, d'essais pour trouver de bonnes idées, de bon systèmes pour notre gameplay et il
a vraiment fallu que je soit présent au sein même de l'équipe de développement et du fait de mon implication en terme de recherche, je me suis prit le titre de directeur et j'étais
content de retrouver les sensations de l'époque et j'espère pouvoir retrouver cette position dans l'un de mes prochains jeux.
Julien.C : Quand vous n'êtes pas à Paris avec nous, vous aimez bien faire du surf, c'est normal vous habitez à Hawaï et justement vous êtes à
Hawaï, les équipes de développement elle sont au Japon, alors comment es ce que l'on gère un développement avec une distance géographique, même si j'imagine qu'il y a de nombreux aller-retour
mais comment dans les faits ça se passe ?
Sakaguchi san : Aujourd'hui avec technologies de communications comme les mails ou les chats vidéo c'est beaucoup plus facile de rester en contact avec son équipe, après il est vrai aussi que
lors de la seconde moitié du développement de The Last Story il a vraiment fallu que je soit auprès d'eux au maximum pour que l'on puisse développer au mieux le développement mais comme ma
famille elle restait à Hawaii il a fallu que je fasse un certain nombre d'aller-retour. Ensuite comme tu l'as dit toute à l'heure je suis pratiquant je fais un peu de surf et là aussi c'est pas
une blague ou une excuse mais vous savez quand on fait du surf on attends que la vague arrive et c'est pendant que j'attends les vagues que les idées viennent le plus facilement et donc par
exemple l'idée du gathering qu'on appelle le magnétisme dans The Last Story un concept de game design m'est venu pendant que j'attendais une vague au surf donc quand je manquais un peu
d'inspiration il fallait que je rentre un peu à Hawaii pour me mettre dans l'eau et attendre que la vague arrive.
Julien.C : Vous n'avez pas fait le jeu tout seul évidemment, vous avez d'ailleurs des personnes qui sont très proches de vous et qui vous ont
permit de façonné cet univers à la fois visuellement mais aussi au niveau de l'ambience musicale, es ce que vous pouvez nous présenté deux hommes deux de ces bras droit, le premier est celui
qui a créé l'identité visuel de The Last Story il s'agit de Fujisaka san.
Sakaguchi san : Alors Fujisaka san travaille depuis un certain temps déjà dans le jeu vidéo et il a un style graphique qui est impressionnant et que j'aime énormément je l'ai rencontré la
première fois que l'on travaillait sur Blue Dragon il ne faisait pas parti du staff de Blue Dragon mais il travail dans la même société et je me disais que je voulait travailler avec lui alors
je lui est proposé sur mon projet suivant qui était Cry On mais malheureusement ce jeu n'a pas pu être édité il a été annulé donc tous ces travaux n'ont pas servi à grand chose mais suite à ce
projet on est resté en contact et puis j'ai eu la chance de pouvoir travailler avec lui sur The Last Story.
Julien.C : A vos cotés il y a une personne qui compte énormément dans vos productions, c'est Nobuo Uematsu , Nobuo c'est les musiques de Final Fantasy mais
aussi celle de The Last Story aujourd'hui, es ce que vous pouvez nous raconter votre première rencontre avec Nobuo Uematsu ?
Sakaguchi san : Quand j'étais employé à mi temps chez Squaresoft mes débuts et puis j'avais entendu dire que dans le quartier où était situé les locaux de Square il y avait un musiciens qui
faisait de la musique, je en le connaissait pas très bien mais je savais qu'il faisait des copies de cassettes et qu'il les revendait ensuite et c'était son boulot à l'époque et un jour je me
baladait et le l'ai croisés en train de vendre ces cassettes pirate et je lui ai demandé si ne voulait pas faire des musiques pour nous et il m'a répondu «Ouai, ok je viens» et voilà comment ça c'est fait tout simplement ! (rires)
Julien.C : Cette amitié est si forte que vous avez une manière d'appeler Nobuo Uematsu qui n'est pas celle dont qualifierais ces
collègues.
Sakaguchi san : Tous les deux on se connaît depuis maintenant 25 ans, on se voit encore assez régulièrement on va souvent boire des coups ensemble même en privé pas uniquement dans le cadre du
travail donc oui aujourd'hui c'est presque ma deuxième femme ! Pour The Last Story quand je le ai demandé de travailler avec nous j'avais en tête avec The Last Story un tout nouveau gameplay,
différent de ce qu'on avaient pu faire avec Final Fantasy ou nous autre RPG donc c'était une toute nouvelle ambiance et d'habitude avec lui quand je lui envoi le scénario il nous compose deux
ou trois musiques et d'une manière générale ça correspondait toujours avec ce qu'on attendait et là bizarrement ça n'était pas arrivé depuis le 1er épisode de Final Fantasy, les trois musiques
qu'il m'avait envoyé pour The Last Story n'allaient pas du tout donc je lui ai dit désolé mais là ça va pas du tout il va falloir que tu recommence les trois musiques. A partir de là pendant 1
mois silence radio donc là je me suis dit bon ça y ai 25 ans de vie commune, c'est finit c'est le divorce et absolument aucune nouvelle de lui et au bout d'un mois j'ai enfin réussi à rentré en
contact avec lui il m'a envoyé les nouvelles musiques et ce sont les musiques qui sont présentes dans The Last Story donc j'étais rassuré de pouvoir me dire c'est bon notre mariage peut ainsi
continuer !
Julien.C : Pour beaucoup de personnes qui ont pu y jouer ou qui ont vu des choses on a l'impression que The Last Story c'est une simple
histoire d'amour alors qu'en faites le message est beaucoup plus profond que ça dans ce titre, c'est d'ailleurs souvent le cas dans vos productions, il y a toujours plusieurs degré de
lecture.
Sakaguchi san : Alors évidemment il y a un peu de romance dans cette histoire mais ce n'était pas le but que je me suis fixé en créant The Last Story, ce qu'il y a d'important pour moi c'est le
lien qu'il existe entre les différents mercenaires, les six mercenaires qui font vivent et réalisés cette aventure et peut être que pour certain ce n'est qu'un détail mais pour moi c'est
extrêmement important, les liens que l'on peut créé avec ces personnages se ressente dans leur discussion, ces petits détails font qu'en faites design liens forts se crée et mon but c'était de
vous faire ressentir cette impression d'avoir créé des liens avec les six mercenaires et à la fin de l'aventure quand vous l'aurez terminé, vous direz j'ai vraiment traversé une aventure avec
six potes et c'était vraiment ça mon but, de vivre une aventure intense avec les personnages.
Julien.C : J'ai lu qu'il y avait une anxiété sur ce projet et que vous avez été très concentré pour faire quelques chose de différent de ce que
vous avez fait précédemment et ça se ressent véritablement dans le système de jeu avec beaucoup de subtilité avec notamment les ordres en temps réel qui dans vos productions n'était pas le cas
jusqu'à présent.
Sakaguchi san : J'ai fait beaucoup d'effort et de concession pour créée un nouveau game système, par exemple ce ne c'était pas produit depuis Final Fantasy VII où on est passé en un RPG en 2D à
un RPG en 3D, à l'époque on se posaient la question mais comment faire un RPG en 3D donc on a passé 1 an à faire des recherches pour trouver les meilleurs solutions, qui sont devenu les RPG en
3D que l'on connaît aujourd'hui. Pour The Last Story en faites j'ai revécu cette même période où pendant de nombreux mois on a élaboré un certain nombre de game système novateurs et sur tout ce
qu'on a pu imaginés, on en a jeté une grande majorité, on a gardé ce qui nous semblaient le plus intéressant et le plus nouveau pour un RPG comme the Last Story.
Julien.C : Mais alors du coup es ce que l'on peut vraiment l'appelé "RPG" car il y a de l'infiltration, de la tactique il y a énormément de
composants dans le jeu qui font que ce n'est pas juste un J-RPG comme on a l'habitude de le dire ?
Sakaguchi san : De toute façon il faut se dire une chose c'est que ça reste un jeu vidéo et pour moi le plus important c'est pas de le placé dans une case, peut importe que ce soit un RPG ou
pas c'est pas le but, nous on s'est posé la question quelle idée on peut apporter pour rendre le heu intéressant, donc effectivement c'est un peu plus tourné vers l'action, nous el plus
important c'est de faire plaisir aux gens pas de faire rentré le jeu dans une case avec des éléments bien précis.
En conclusion, une dernière question sur l'avenir, qu'es ce qui vous motive aujourd'hui, quels sont les projets que vous avez en tête
?
En ce moment je travaille sur des jeux sur plateforme iOS, je suis en développement de 3 jeux et vu que je suis un fan de surf mon premier jeu à sortir sera un jeu de surf et ce qu'il y a de
sympa avec cette plateforme c'est que ça me rappelle un peu l'ambiance et l'atmosphère qu'on avait quand je travaillait sur Final Fantasy I, ce sont des développement en petites équipes, qui ne
demandaient pas des années de travail donc on voyait le travail évolué tous les jours et c'est vraiment beaucoup de plaisir de travailler sur ces petites plateformes et je me fais plaisir sur
ces jeux là et j'espère que vous apprécierez quand ça sortira !
Ensuite Julien Chièze passe le micro à des fans du public pour poser directement des questions à Hironobu Sakaguchi, je vous propose de les découvrir :
Fan 1 : A quels jeux vidéo jouez vous et que pensez vous des RPG occidentaux et quels sont les spécificités des RPG japonais par rapport aux RPG occidentaux ? Sakaguchi san : Vous savez je joue à presque tout ce qui sort même si j'ai pas le temps d'aller au bout, je joue un peu près à tout, concernant les RPG occidentaux, depuis que je suis en Europe on me parle beaucoup de Skyrim, honnêtement je n'y ai pas encore jouer donc je ne peux pas me prononcer vis-à-vis de ça mais quand je rentrerais à Tkyo ou bien à Hawaï je l'achetrais et je pourrais enfin me faire un avis sur ce dont tout le monde me parle.
Fan 2 : Si vous n'aviez pas fait de jeux vidéo, quel aurais été votre métier et quel est votre premier contact avec le jeux vidéo ?
Sakaguchi san : (rire) Je ne saurais vraiment pas ce que je ferais en se moment ! Si je ne faisais pas de jeux vidéo, je passerais ma vie à jouer ! (rires) Mon premeir jeu c'etait pong, que vous connaissez certainement mais le premier jeu qui m'a passionné c'est Heiankyo Alien, un petit jeu...que vous chercherez sur internet ! (rires)
Fan 4 : J’aimerais savoir pourquoi dans les JRPG de nos jours, les éditeurs n’importent pas tous ces jeux en Europe ? Et pourquoi même quand ils les exportent, les voix originales ne sont pas toujours intégrées ?
Sakaguchi san : Ah ? Mais vous préférez avoir des voix originales ?
Public : Ouiiiiii !
Sakaguchi san : Eh bien, j’en parlerai aux bonnes personnes… En fait, il y a des raisons à tout ça, des raisons logiques. Quand vous traivaillez pour l'Europe il y a 5 langues quand même. Des fois, rien qu’ajouter une langue doublée, ça ne rentre pas dans le DVD. Il faut faire des choix et il y a des gens qui préfèrent avoir l’anglais plutôt que le japonais. Sinon, ce que tu peux faire, c’est installer un traducteur instantané sur ton PC, et tu joues en même temps : t’auras les voix japonaises. (rires)
Fan 5 : Quel est votre RPG préféré toutes générations confondues ?
Sakaguchi san : En tout cas, celui qui m’a laissé le plus de souvenirs, c’est le premier Final Fantasy, car c’est aussi le début de ma carrière. Il reste donc le plus important pour moi.
Fan 6 : J’aime bien le côté dramatique des RPG depuis FFVII, Shadow Hearts qui n’est pas de Square Enix, ou Lost Odyssey. Je ne retrouve plus ce côté dramatique. On a l’impression que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Quand j’ai vu le projet initial de The Last Story, j’ai peur qu’il soit trop édulcoré. Est-ce qu’en achetant The Last Story je vais retrouver ce côté dramatique ?
Sakaguchi san : La prochaine fois, je ferai un truc vraiment dark. (rires)
Fan 7 : Vous avez parlé de la Wii U au cours de diverses interviews. Vous aviez l’air très enthousiaste vis-à-vis de cette console. Avez-vous des projets de jeu dessus ?
Sakaguchi san : Oui, la Wii U je pense que c'est un concept extrêmement intéressant. Après pour être honnête avec vous, je n’ai absolument aucun projet prévu pour ma part. Mais comme il s’agit d’une console Nintendo, on peut s’attendre à des projets intéressants et qui mettent en avant de nouvelles façons de jouer. Je suis pratiquement certain de voir des concepts naître sur cette console. Je suis en tout cas curieux de voir ce que cela va donner.
Fan 8 : J’aimerais savoir si vous avez des projets de jeux sur 3DS, la nouvelle portable de Nintendo ? De même, j’aimerais connaître votre avis sur les DLC, les contenus téléchargeables ? On a un peu l’impression qu’on nous vend des jeux en kit.
Sakaguchi san : Alors, non, je n’ai pas de projet de prévu sur 3DS. Et concernant le DLC, je n’aime pas trop ça. Le fait de me retrouver devant un écran qui me dit « Si tu veux l’épée la plus forte, tu débourses 2500€ », non, je ne suis pas un grand fan de ça. (applaudissement du public)
Fan 9 : Qu’est-ce que vous pensez du jeu vidéo dématérialisé ?
Sakaguchi san : Là par contre, je suis plutôt positif vis-à-vis de ça. J’y vois un intérêt en tant que créateur et prochainement pourquoi pas éditeur. Dans le sens où il suffit de le déposer sur iTunes et partout dans le monde, n’importe qui peut le télécharger tout de suite. C’est donc extrêmement facile. Il y a un charme fou à développer pour ces plateformes, vu la proximité que l’on peut développer avec les joueurs et la façon dont on peut le distribuer.
Fan 10 : J’avais une question sur le mode Online de The Last Story. Je voullais savoir pourquoi vous avez fait le choix de mélanger tous les joueurs quelque soit leur progression dans l’histoire car cela occasionne des déséquilibres.
Sakaguchi san : Je ne suis pas sur de ce que tu dis. Il y a une limitation au niveau du levelling pour jouer ensemble. Et, ça dépend du système d’utilisation : quand tu joues en mode manuel, moi au début, comme j’avais beaucoup joué, je gagnais tous mes combats, mais petit à petit, je me suis retrouvé à être débordé par des joueurs japonais. Donc je pense qu’il y a vraiment un côté pratique : les gens progressent.
(huées du public)
Sakaguchi san : I don’t know ! (rires) En fait, je ne sais pas, je ne suis plus du tout impliqué dans ces projets là. Mais je vois régulièrement Kitase san, le producteur actuel et je sais que ça l’intéresserait de faire un remake de Final Fantasy VII, donc je ne veux absolument pas que vous croyiez c’est un acquis ou que je vous le dis de façon officielle, mais ça pourra sortir un jour. En tout cas, il a l’air intéressé… Maybe, maybe !
Julien.C : Merci infiniment à Sakaguchi san pour ces réponses.
Sakaguchi san : Merci. (en français)
Enfin la séance de dédicace peut commencer et on nous informe qu'on aura le droit jusqu'à 3 dédicaces de Hironobu Sakaguchi : une sur un poster de The Last Story offert par Nintendo, une sur le jeu The Last Story et une sur le jeu de notre choix !
Comme je n'ai pas de Wii, je n'ai pas acheté The Last Story mais j'avais ramené Final Fantasy VIII et Final Fantasy II mais on ne pouvais pas faire dédicacer deux jeux Final Fantasy, je suis donc repartit avec un magnifique poster The Last Story et mon Final fantasy VIII dédicacé par Hironobu Sakaguchi !
Voici le poster The Last Story et Final Fantasy VIII dédicacé.
The Last Story est disponible depuis le 24 février sur Wii en version standard et collector, si vous avez une wii, n'hésitez pas !
J'ai beaucoup apprécié cette rencontre car pouvoir rencontrer le maître qu'est Hironobu Sakaguchi c'est déjà énorme et puis j'ai vraiment été marqué par sa bonne humeur et ses réponses sans langue de bois, l'ambiance lors des questions-réponses était vraiment convivial, le seul point négatif est que lors des dédicaes l'ambiance était assez froide car on lui avait imposé une cadance assez élévé (250-300 personnes présentes avec possibilité de 3 dédicaces en 1 heure) pour que tout le monde reparte avec sa dédicace, c'était donc un mal pour un bien.
Je tiens à remercier la les équipes de la Fnac et de Nintendo France pour l'organisation de cette rencontre et un grand merci à Hironobu Sakaguchi pour sa venu !
A bientôt,
SoulHope
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